26 Fév

Comment bien emprunter en 2016 ?

Le début d’année 2016 est sur le signe de la continuité de la baisse du taux d’intérêt. Ce qui faut bien l’avouer favorise l’achat de votre bien immobilier. Il est donc encore temps d’en profiter.
Pour rappel le taux d’intérêt était déjà en baisse en 2015, mais la régression continue et c’est vraiment le bon moment pour vous lancer. Cumulé à cela, les prix de l’immobilier sont également en baisse depuis quelques années. En 2016, le pouvoir d’achat d’immobilier est vraiment très bon.

« Pour une mensualité constante de 1.000 euros sur vingt ans, illustre le courtier en ­crédit Cafpi, il est possible d’emprunter actuellement 196.935 euros au taux de 2,04 %, hors assurance. C’est près de 20 % de plus qu’en janvier 2012, lorsque le taux moyen était à 4,05 % sur vingt ans. »

Cela représente par exemple :

  • 15,80 m2 supplémentaires à Nantes
  • 14,70 m2 à ­Marseille
  • 10,40 m2 à Lyon
  • etc.

Soit.. une chambre en plus ! (Idéal pour les familles). Nous vous donnons aujourd’hui de bons conseils pour profiter au maximum de cette opportunité. Comment profiter de ce taux historiquement bas ?  Comment bénéficier du maximum d’avantages aux vues des circonstances.

Emprunter plus pour mieux économiser

Lorsque vous souscrivez à un prêt immobilier, vous allez forcément emprunter une très grosse somme à taux fixe. Et vous avez d’ailleurs tout intérêt à le faire, quel que soit l’apport que vous apportez. En fait si vous avez de l’épargne qui vous rapporte beaucoup, inutile de tout puiser pour payer moins de crédit.

Récupérez l’équivalent nécessaire pour couvrir les frais de notaire et empruntez à taux bas le reste. Aujourd’hui, un crédit immobilier se négocie à 2,15 % (en moyenne) en janvier : taux fixes et hors assurance contre 2,2 % un mois plus tôt.*

*Sources : l’Observatoire Crédit Logement-CSA.

NB : Certaines institutions proposent des taux d’intérêt encore plus bas, en fonction de votre apport personnel ou de votre revenus. Il est très important de bien négocier avec votre banque pour être sur de profiter de l’ensemble des offres. Ne vous précipitez pas ! Aucune urgence, prenez le temps de réfléchir à votre projet et de bien choisir votre bien immobilier.

« Le moteur du « crédit pas cher » n’est pas prêt de ralentir dans les prochains mois», estime Bruno Deletré, directeur général du Crédit Foncier, pour qui les taux des prêts à l’habitat « devraient en 2016 rester à peu près stables, autour de 2,2 % ».

Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi, estime que nous devrions voir « une petite baisse des taux dans les prochains mois », conséquence de « l’envie des banques au printemps de capter de meilleurs clients ». Ce n’est qu’au second semestre que la tendance s’inverserait (il serait trop beau que ça dure plus longtemps.. !) Mais pas d’inquiétude, tempère le spécialiste, « la remontée des taux sera lente et progressive, compte tenu d’un scénario de faible inflation, pour atteindre 2,46 % en moyenne sur vingt ans à juin 2017 ».

Allez voir plusieurs banques

On ne le dira jamais assez, il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence dans le secteur financier et notamment dans la souscription à un crédit immobilier. Pour favoriser votre dossier, il ne faut pas hésiter à jouer sur la qualité de son « profil » :

  • Revenus élevés,
  • situation professionnelle stable ou évolutive,
  • bonne capacité d’épargne,
  • haut potentiel patrimonial
  • etc.

sont des conditions idéales pour un banquier. Mais la situation actuelle oblige les banques à s’adapter aux nouveaux acquéreurs, au profil parfois un peu différent. « les primo-accédants, jeunes ménages modestes, qui peuvent bénéficier d’aides, mais aussi des profils aisés, primo ou secundo-accédants ».

NB : il sera plus difficile pour vous de négocier un taux intéressant pour votre crédit immobilier si vous êtes dans une situation professionnelle moins stable : intérimaire ou encore CDD; ou si vous avez + de 60 ans. Attention vous bénéficierez d’offres spécifiques si vous êtes dans l’un des deux cas. Après tout quel que soit votre âge ou votre situation, vous avez aussi droit d’être propriétaire.

C’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à faire jouer à la concurrence. Ne partez pas du principe que votre banque historique doit être celle dans laquelle vous devez emprunter ! NON. Allez voir la concurrence. Sur quoi pouvez-vous faire jouer la concurrence : le taux d’intérêt (bien sur !), les différentes assurances et les frais de gestion / dossier.

Astuces : passer par un courtier en crédit. Quels sont les avantages ? Le courtier en assurance vous permettra de gagner du temps et d’obtenir une marge de négociation supplémentaire. Au-delà du taux, les professionnels du courtage ont pour mission de trouver la solution de financement la mieux adaptée à tous les éléments du prêt : durée, type, garanties ou options comme le report d’échéance ou l’exonération des indemnités de remboursement anticipé.

Options à négocier : la possibilité de transférer facilement votre prêt -> notamment en cas de renégociation de votre crédit ! Car, dans quelques années, il est probable que les conditions de crédit ne seront plus aussi avantageuses.

N’oubliez pas les prêts « aidés »

En utilisant les moyens supplémentaires mis en oeuvre pour favoriser votre emprunt vous pouvez également souscrire à un PTZ -> prêt à taux zéro, dispositif qui a été à nouveau élargi et simplifié depuis le début de l’année.

Réservé aux primo-accédants, c’est-à-dire au non propriétaire (d’au moins deux ans) ce prêt s’applique pour un achat dans le neuf et dans l’ancien (c’est donc très intéressant pour l’acquisition de votre premier achat par exemple).

Informations pratiques : Le PTZ permet de financer jusqu’à 40 % du prix du bien avec une période de différé, durant laquelle vous ne remboursez rien. Son plafond de ressources a été aligné sur celui du régime locatif Pinel. Selon les zones géographiques, il a été relevé de 1.000 à 4.000 euros pour un célibataire (deux fois plus pour un couple).

Attention, dans l’ancien, le prêt est conditionné à la part, importante, consacrée aux travaux. Vous devrez ainsi allouer à la rénovation 25 % du coût total de l’opération (travaux compris), soit 33 % du prix d’achat sans ­travaux.

Si vous prévoyez des travaux, il peut être aussi opportun de solliciter un prêt à taux zéro écologique (Eco-PTZ). Ce prêt accessible à tous, finance les travaux de rénovation énergétique dans votre résidence principale, pour un maximum de 30.000 euros, et il est remboursable sur dix ans.

NB : L’Eco-PTZ peut être cumulable avec le PTZ mais pas pour les mêmes travaux. Il faut veiller à employer des entrepreneurs ayant le label RGE (rplus d’info sur le site officiel du gouvernement : renovation-info­service.gouv.fr), sous peine de redressement fiscal ou d’annulation de l’éco-prêt

Source et + d’info : http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/021708205690-immobilier-comment-emprunter-au-meilleur-cout-en-2016-1201557.php